Il me semble aujourd’hui percevoir cette volonté pédagogique de réinduction du « chercher à comprendre ». Ainsi J’écoutais pendant quelques minutes un extrait d’une émission de télévision au cours duquel on expliquait le phénomène des brises en bord de mer. La brise de mer en fin de journée était présentée comme le résultat d’un réchauffement plus important de l’air au dessus des terres. En montant, l’air plus chaud provoque un appel d’air, qui amène le déplacement de l’air plus frais du large vers le continent… Le phénomène était bien expliqué, « en gros ». Mais tout en regardant l’animation visuelle je pensais à ceci: à peu près tout le monde sait que « l’air chaud monte » parce qu’il est « plus léger » que l’air froid. Mais un esprit logique et curieux, à moins d’en connaître déjà les réponses, chercherait naturellement à comprendre POURQUOI l’air chaud est « plus léger », et ensuite POURQUOI un volume d’air plus léger environné d’air « plus lourd » tendrait à s’élever. Ce qui revient ensuite à chercher à expliquer la poussée d’Archimède. Par jeux j’essayais de retrouver et d’exprimer le « cheminement » des faits et une explication satisfaisante, tout d’abord pour le premier point. > La chaleur étant une certaine agitation des particules dite « agitation thermique », et la température étant par ailleurs la « quantité d’agitation » , on peut imaginer que les particules pourraient être d’autant plus espacées (en moyenne dans l’espace et dans le temps!) que l’agitation est importante. Ceci pourrait constituer l’explication de la dilatation. > Par suite un même volume ne pourrait contenir que d’autant moins de particules que la température est élevée. Ce qui reviendrait à dire que plus un volume d’air est chaud, moins il contient matière. Ou encore que la masse contenue dans un volume donné est d’autant plus faible que la température est élevée. > Puis, le « poids » (force de gravitation) étant proportionnel (dans un même endroit!) à la masse (la quantité de matière), cela reviendrait à dire qu’un volume d’air donné est d’autant plus léger qu’il est plus chaud. Concernant le deuxième point: > Un volume de matière immergé dans un fluide est censé selon la loi d’Archimède être soumis à une force dirigée vers le haut et d’une intensité égale au poids d’un même volume de ce fluide. Dans le cas d’un volume d’air « plus léger » immergé dans de l’air « plus lourd », ce volume serait alors soumis en même temps à son poids (force de gravitation dirigée vers le bas) et à une force dirigée vers le haut et égale en intensité au poids d’un même volume d’air plus lourd. Il serait donc au final soumis à une force résultante dirigée vers le haut et qui provoquerait son mouvement ascensionnel. > Quand à l’explication de cette « force d’Archimède » elle me parait beaucoup plus difficile à décrire, à exprimer: on ne peut dire ici et brièvement, qu’elle est le résultat de l’ensemble des forces de gravitations s’exerçant en tous points des fluides et des autres matériaux concernés.
GG ______________________________________________________________________________________________ |