Philosophie de la raison
31 janvier 2010

Flashback ... La famille homo - questionnements

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Dans l’émission d’Arlette Chabot (« A vous de juger ») du 26 novembre 2009, Martine Aubry, à propos de la famille homosexuelle et des enfants, nous avais dit avoir été pendant longtemps en questionnement [...] [;] est-ce qu’ un enfant pour se structurer a besoin [...] d’un père et d’une mère. Puis elle avait dit avoir « évolué ». En voyant que les enfants qui vont mal sont ceux qui ont manqué d’affection , elle nous avait dit que si deux hommes ou deux femmes pouvaient leur donner cette affection cela pourrait leur permettre d’exister, de grandir...

Bon ?!.. Vu rapidement cela pouvait être un discours de sagesse. Mais en y réfléchissant, l’argument comme quoi l’affectivité du milieu familial serait seule suffisante pour la formation de l’être, je l’avais entendu (tel quel !) il y a... Dix ans ! Donc tout de même ; s’agit-il vraiment de l’aboutissement d’une longue réflexion, ou du simple rappel d’une idée préconçue ?... Mais surtout (à mon sens); fortement réductrice !!

Déjà, un simple questionnement supplémentaire: ce que l’on avait rapporté des « enfants sauvages » dans le courant du siècle dernier, ne peut-il pas nous laisser penser que l’environnement immédiat dans lequel chacun évolue au début de sa vie peut-être déterminant sur son devenir? Déterminant donc sur ses goûts, ses penchants, son « fonctionnement» psycho affectif et sexuel. L’importance de ces premières années de la vie ne nous avait-il pas été décrit par Freud au début du siècle dernier !?
Par ailleurs les êtres que sommes ne sont-ils pas des êtres « sociaux » ? Au-delà des mâles et des femelles du règne animal, les concepts de Femme et d’Homme ne sont-ils pas entre nature et « culture »? La petite fille comme le petit garçon n’ont-ils pas besoin pour se « structurer » respectivement en Femme et en Homme, du modèle de la mère et du père ? Le couple des parents en principe soudé par une relation d’amour ne doit-il pas (ou ne « devrait-il pas »!) constituer un modèle? N’est-ce pas au contact d'un père paternel et chaleureux que la petite-fille peut apprendre à aimer le contact masculin et bienveillant ? De même, n’est-ce pas au contact d'une mère douce et féminine que le petit garçon peut apprendre à aimer les femmes ?.

Certes, la réalité d’aujourd’hui est loin de ce schéma, de ce modèle de principe. Notre système économique, en provoquant cette fuite en avant continuelle et sans fin, la suractivité et la surconsommation (jouxtant la précarité), et le développement ahurissant des grand centres urbains en « mégapoles tentaculaires », a bouleversé tous les équilibres, provoqué toutes les dérives et les conflits de toutes sortes, y compris celui des sexes... Plus>>

L’ensemble des méfaits de ce système ainsi que leurs mécanismes parait difficile à décrire succinctement. Et nous acceptons de nous rendre compte de certaines choses que lorsque nous y sommes acculés, à l’extrême dernière limite ; comme la pollution et l’épuisement des ressources naturelles par exemple. Concernant ce problème de la famille homosexuelle, nous continuons de ne pas vouloir nous rendre compte que nous sommes probablement en train de mettre à mal ce système millénaire (plus>>) reposant sur l’accroissement du désir et (par suite) de l’amour entre la femme et l’homme (1).

Enfin, et même si l’on ne se réfère qu’à ce que l’on perçoit (2), comment ne pas voir dans certaines familles encore proches du modèle que j’ai décrit, à quel point certains enfants peuvent avoir un attachement puissant et différent à chacun de leur parent, et à quel point un père ou une mère insuffisamment présent(e) peut leur manquer !...

Et si ce courant d’idée relève de soucis humanitaire, l’erreur va peut-être nous conduire dans un enfer mais ... Pavé de bonnes intentions !


GG
1) Et ce système qui implique une nécessaire et radicale différence des identités sexuelles n'est pas antinomique avec une égalité des valeurs de ces identités!! Retour
2) ...Car comme la plupart du temps nous confondons nos observations et perceptions avec les faits eux-mêmes. Retour
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