Philosophie de la raison
02 septembre 2012

Le nouveau monde « queer »

De la diversité du vivant à la « bipotentialité sexuelle humaine »...

...De la science au charlatanisme

Textes connexes >>
Charlatanisme politico-philosophique
De la sublimation à la « déconstruction »
Pour le plaisir des un(e)s et des autres
L'accumulation pêle-mêle de constats dans la Grande Nature, ou de certains phénomènes humains, accidents génétiques (mutations) ou faits de sociétés, parait clairement avoir comme raison d'essayer d'invalider notre « système », notre monde d'hommes et de femmes...
Au cours de ces échanges avec cette amie psychologue et auteur, et dernièrement, il était de nouveau question de cette suspicion, selon elle dans un certain milieu scientifique de la biologie, de l’existence d’une « bipotentialité sexuelle » (>>) chez l’humain. Précédemment il était question du doute (toujours selon elle) de ces scientifiques quant à la validité de la division de notre humanité en hommes et en femmes. Les raisons en seraient d'une part les cas (en augmentation) d’hermaphrodisme et d’intersexualité qui supposeraient une potentialité humaine et animale préexistante, d'autre part une infinie diversité du vivant (>>)...

Il y a déjà, et on sait cela depuis longtemps, une certaine diversité en matière de reproduction (
>>). Mais la relation entre cela et la « bipotentialité sexuelle » humaine possible reste à expliquer !...
Je faisais donc remarquer que nous ne sommes ni des mollusques ni des protozoaires, mais des mammifères vivipares, et plus spécialement des humains... Et comme il avait été aussi question de changement de sexe, s’il existe chez certains cnidaires (>>), il est par contre purement artificiel dans l’espèce humaine. Et il n’est pas véritable puisqu’il ne concerne au mieux (!) que les caractères sexuels secondaires (texture de la peau, odeurs, poitrine, système pileux, voix etc.) et l’apparence du sexe.

Mais l'important est que l'accumulation pêle-mêle de constats dans la Grande Nature, ou de certains phénomènes humains, accidents génétiques (mutations) ou faits de sociétés, parait clairement avoir comme raison d'essayer d'invalider notre « système », notre monde d'hommes et de femmes.
Au final, et d'une manière générale, ces discours présentés comme émanant de milieux scientifiques (>>) m’apparaissent plus comme un charlatanisme politico-philosophique, lequel faisant feu de tout bois brandit chacune de ces choses, ainsi que cette diversité comme des arguments magiques censés justifier ce que certain(e)s souhaiteraient; que ce monde devienne un grand melting pot de genres, de sexualités et de morphologies sexuelles remplaçant NOTRE monde qualifié de « binaire », puisque composé d’hommes et de femmes. En deux mots, il s'agirait de l’abolition de la « dictature de l’hétérosexualité »....
Et ce monde continu (sans « clivage » hommes-femmes) semble commencer à exister. On y voit par exemple, des « transgenres » qui seraient appelé «FtM » ou « MtF » (Femelle à Mâle et Mâle à Femelle), et des transsexuel(e)s, « FtN » ou « MtN» (Femelle-à-Neutre ou Mâle-à-Neutre) (>>)... A ceci près tout de même, qu’un gradient morphologique véritable entre les organismes mâles et femelles est totalement inconcevable (>>) et ne peut relever que du fantasme.



La suite du courrier concernait mes textes dénonçant précisément ces idéologies (>>) ayant imprégné le féminisme et militant activement pour l’avènement de ce nouveau monde (Féminisme et « féminisme ») (>>). L’objet de ces idéologies étant donc de « déconstruire » (>>) le système de genres Homme et Femme, un des ennemis de ces « féministes » est précisément la féminité. Et leur revendication est de fait la possession de caractères masculins.
Mon ami me disait, entre plaisanterie et sérieux, que l’image offerte par ces « féministes » serait une «sublimation » de la féminité. Ce qui revient à dire (avec un clin d’œil) que cette indifférenciation homme-femme prônée par ces « féministes » serait une « évolution » ; donc un bien ?!

Je répondais à peu près ceci...
Il ne s'agit pas de « sublimer la féminité », puisque cela consisterait à l'inverse, à la détruire. Et cela est un des objectifs de cette mouvance dite « féministe », imprégnée d'idéologies crées par des intellectuelles homosexuelles cherchant à imposer un modèle de société à leur convenance... En détruisant ainsi le nôtre.
Il faut au contraire comprendre que LA FEMINITE EST UN DES RESULTATS DE LA SUBLIMATION DE NOTRE NATURE BIOLOGIQUE de mammifères selon laquelle nous sommes des mâles et des femelles humain(e)s
.
Cette nature sublimée par le fait des civilisations nous a fait passer à l'état d'hommes et de femmes. Et pour encore mieux me faire comprendre; ce qui différencie une femelle humaine d'une Femme, ou un mâle humain d'un Homme, est PRECISEMENT cette conformité à nos modèles sexuels sociaux-culturels respectifs avec accentuation des caractères sexuels secondaires. Ces caractères ont (et avaient?) probablement pour effets de renforcer l'attirance, qui devient donc de ce fait non pas exclusivement génitale, mais se reporte sur l'être entier ainsi que sur ses attributs et ses comportements. La sublimation de notre nature a aboutit à un clivage sexuel beaucoup plus marqué (étudié?) que dans cette nature originelle.

Quant à cette nature, et tel que je l’ai dit précédemment, nous ne sommes pas des insectes, des oiseaux ovipares ou des mollusques hermaphrodites... Nous l'avons transformé , car transformer la nature est la nature même de l’être pensant. Mais nous ne pouvons nous créer en opposition totale avec ce qui constitue notre noyau biologique. Et notre nature est celle des mammifères vivipares desquels nous descendons. Pas de confusion!
Certes, nos plus lointains ancêtres qui étaient des organismes unicellulaires marins se reproduisaient par scissiparité. Il est vrai aussi que nous sommes tous au tout départ de nous même, à l’état embrillonnaire, quelque chose de semblable. Mais le début de l'évolution partant de ces ancêtres est à 4,5 milliards d'années, soit 4500 millions d'années. Que pourrions-nous penser d'une théorie selon laquelle nous pourrions nous reproduire par scissiparité, PARCEQUE cela existe dans la nature, et que c'était le cas de nos plus lointains ancêtres, et que nous avons été au tout départ quelque chose de semblable !? Existerait-il une «potentialité humaine » à la scissiparité ?!!



Selon elle, ces idéologies dénonceraient le désir de plaire féminin comme une « aliénation » à l’autre, obligeant à s’effacer et au renoncement de toute réalisation personnelle. Devenu un devoir et un attribut de la féminité, il serait associé à l’inégalité. Car si Le désir de plaire masculin qui conduit à rechercher les exploits est tout aussi aliénant, il pousse par contre l’homme à se réaliser...

Le désir de plaire ne conduit pas à s'effacer, mais au contraire, à se mettre en avant, se montrer... Les femmes comme les hommes! Mais DIFFEREMMENT!
Et cela repose encore une fois sur cette nature ancestrale de mammifère où la femelle attirait les mâles, et où le critère de sélection des mâles était bien souvent la force physique. Dans notre espèce, et aujourd'hui, cela se traduit par nos critères différents: les hommes sont plutôt attirés par des éléments d'apparence chez les femmes, et les femmes sont elles plus attirées par des éléments en relation avec le pouvoir (sur les choses mais surtout le pouvoir psychologique sur les autres; comme le charisme).
Si cela ne convient plus aujourd'hui, nous pouvons vouloir changer, ou modifier certaines choses. MAIS ne détruisons pas tout! Il ne s'agit pas de vouloir se conformer à l'image de l'autre!! IL FAUT RESPECTER NOS DIFFERENCES puisque c'est cela précisément qui nous permet de nous attirer. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain (>>) ...


Concernant la fameuse « femme-objet » décriée dans les années 70... N'est-ce pas un énorme plaisir narcissique que d'être admirée vue convoitée et courtisée!? La première revendication légitime ne serait-elle pas le droit à des «hommes-objets » pour le plaisir des femmes? C'est en partie fait. Les chippendales en sont une manifestation...
Quant au pouvoir... Bien des femmes ont, ou ont eu le pouvoir... Mais sur les autres
Quant au pouvoir sur les choses qui fut la véritable chasse gardée des hommes, nous sortons ici du domaine des émotions et sentiment, du relationnel, des fonctionnements psychoaffectifs, pour entrer dans celui de la RAISON, de la cérébralité et de la recherche de la meilleure compréhension et/ou objectivité possible. Et ici, que le monde féminin prétende à la Raison et à la recherche de l'objectivité, c'est à mon sens non seulement souhaitable mais une nécessité dans et pour le monde d'aujourd'hui...
Mais que les femmes restent féminines (pour leur propre plaisir et celui des hommes), que les hommes restent masculins (pour leur propre plaisir et celui des femmes), dans cet AUTRE MONDE de relationnel dominé par les émotions et les sentiments...


GG


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