Philosophie de la raison
13 avril 2010

Le Possible vs le Viable

Ce qui est possible est-il obligatoirement souhaitable, viable?

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« Je suis amoureux d’une cigarette… » Jacques Higelin

A la suite de ce long (et lent) débat ayant eu comme point de départ le « fétichisme », j’avais gardé un sujet de réflexion afin de le mûrir suffisamment.
Cette ancienne amie psychologue m’avait dit que les personnes amoureuses rapportaient que la rencontre se fait en général avec une personne de sexe opposé, mais parfois aussi avec une personne de même sexe. Suite attendue de cette prétendue « bisexualité » originelle (Confusions et embrouillements)…

Ici dans ce domaine comme dans bien d’autres, la confusion provoque aussi une confusion dans le langage et dans l’emploi des mots (et par suite des dérives de sens). En dépit de tous ceux qui s’évertuent à embrouiller, essayons de désembrouiller… Et malgré l’emploi de notre vocabulaire ici particulièrement confusionnel, essayons de remettre de l’ordre dans les idées.
Voici donc un « tableau » de l’usage concernant l'emploie des mots « amour », « amitié »... La suite >>>

... Ce tableau étant, concis et impartial autant que j’ai pu, et afin d’avoir une vision claire de cette réalité; si l’objet de l’amour (sexuel) peut se porter plus ou moins indifféremment sur des personnes du sexe opposé ou du même sexe, c’est a priori que l’on est en partie homosexuel, c’est à dire « bisexuel ». Et il y a ici à propos de l’amour un manque de conscience claire que l’on retrouve souvent ailleurs. Ainsi par exemple et entre autres, concernant le sadisme et la pédophilie... La suite >>>

Pourtant ; on peut supposer aussi qu'il est possible de découvrir quelque chose à laquelle on n'avait jamais goûté ; et finir par l'aimer! Car l'adulte, quoi que moins façonnable que le bébé ou le jeune enfant (1), peut toujours acquérir le goût de quelque chose qu'il n'avait pas au paravent, ou s'y habituer (?). En clair, on pourrait aimer sexuellement une personne de même sexe sans avoir aucune pulsion homosexuelle au départ. Ce qui revient à dire que l'on pourrait devenir homosexuel(le) sans l'être à l'origine.
Mais encore une fois, si cela peut être possible (?), serait-ce bien d'en permettre, voire d'en encourager la généralisation ? Le possible est-il équivalent au bien, au souhaitable ou au viable !?

Mon point de vue est inverse. Pourquoi ...

Si il est réel, le développement et la multiplication de l'homosexualité me parait alors être en raison de la difficulté croissante de la relation amoureuse entre les hommes et les femmes, et de la mise à mal de la cellule familiale (traditionnelle).
La famille est l'endroit où se forme l'individu, son affectif sa psychologie et sa sexualité, ou tout au moins le milieu qui a une influence décisive sur le devenir de chacun(e). Sa dégénérescence due à celle de la relation de couple, ne peut en retour que mettre encore plus à mal cette relation Homme /Femme (2) dont la réussite durable a constitué jusqu'à maintenant « le rêve de l'humanité » et a très probablement sous-tendu la volonté, fournit l'énergie de vivre et de continuer. La dégénérescence de la relation de couple et celle de la famille s'accentuent donc mutuellement, et la reconnaissance légale de la famille homosexuelle ne pourra que renforcer encore plus cet état de chose.

J'ai donc peur que l'aboutissement de cette « évolution » soit le remplacement de notre système millénaire construit autour de cette relation amoureuse entre l'homme et la femme.
Appartenant au groupe de celles et ceux qui sont attirés exclusivement par l'autre sexe, et vouloir se reproduire à l'identique étant la base de l'instinct de vie, comment pourrions nous accepter d'envisager cette possibilité!?


GG
1) Ne sait-on pas depuis Sigmund Freud que, d’une manière générale, le bébé est « ouvert à tout», et que ces premières années sont déterminantes dans la vie ? Françoise Dolto n'a-t-elle pas expliqué l'importance primordiale du « moment du bain » permettant un rapport privilégié entre la mère et l'enfant? Ce qui devrait d’ailleurs nous porter à réfléchir car la prédominance voire l'exclusivité du contact du nourrisson avec la mère pourrait peut-être expliquer en partie cette homosexualité féminine plus ou moins présente chez beaucoup de femmes !
Et cette « multi potentialité » du nourrisson (à mon sens autant vis-à-vis de la sexualité que de l’identité) ne serait-elle pas précisément une raison essentielle pour laquelle il y a lieu de focaliser nos attentions et nos efforts sur la structure familiale, ses problèmes et ses dérives? Nous devrions notamment et à mon sens concentrer nos énergies pour que chaque enfant puisse avoir un père et une mère (« biologiques » ou non) dans des rôles psychoaffectifs partagés judicieusement...
(Confusions et embrouillements) Retour
2) ... A moins que l’évolution permette un type de famille où l’enfant puisse avoir des liens privilégiés et suffisamment étroits avec d’autres personnes que le couple d’homosexuel(le)s Retour


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