"La Planète Raison" -- Extraits
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09/08/08 - Réflexion sur les notions de « vérité » et de « preuve » (1) Page 71/42
Dans la vie courante le mot et la notion comprenne ce que ce concept contient sans nuance. Un certain niveau de conscience du réelIls contiennent quelque chose d'absolumanière certaine, une idée, une thèse. Certaines choses confirment, corroborent,opinions, idées. Mais les notions de « absolue » (vérité), sont discutables.

Concept de « vérité »
La « vérité » est la conformité de l’idée que nous nous faisons des choses de la réalité, aux choses elles-mêmes (V « Définitions »).
Nous devons savoir que notre vision des choses est obligatoirement (à des degrés différents) incomplète. La simple perception du réel ne nous permet pas de nous rendre compte de celuici (1). Car il existe une réalité, mais aussi beaucoup de manières différentes de voir cette même réalité. Ainsi et par exemple, des personnes regardant un même objet depuis des endroits différents auront chacune une vision partielle et différente de cet objet. Egalement, la vue d'une personne ne nous permet d'intégrer que son « image photographique ». A priori, cela ne nous renseigne pas sur sa personnalité, sa psychologie, ses pulsions et désirs, son passé, le fonctionnement de tel ou tel de ses organes, ses tissus à l'échelle cellulaire etc. etc. La simple perception ne nous permet de ne « capter » qu'une part excessivement faible et superficielle de la partie de réalité considérée.
Nos connaissances, expériences et fonctions cérébrales, interviennent donc en corrigeant et en complétant nos perceptions dans le but d'approcher la Vérité. Dans le premier exemple, en connaissance du type d'objet, chaque personne pourra rétablir empiriquement et par la pensée la partie cachée à elle pour en avoir une vision imaginaire globale. La Vérité est « l'idée-reflet » total de la réalité, une « conscience totale » de celle-ci, l'objectivité absolue. Cela ne peut bien sûr, n'être qu'un modèle, tel le point ou la droite en mathématique (2) ; Nous ne faisons en réalité, que tendre à améliorer sans cesse notre connaissance du réel.
Ce que nous appelons « la réalité » est le monde tel qu'il est, dans son infinité et son infinie complexité. Et ce monde existe indépendamment de l'esprit qui le pense (Petit Robert, dans la définition du mot « vrai »). Et l'objectivité « absolue » est impossible; ainsi chaque individu peut avoir une vision différente de cette même réalité et c'est ce qui conduit certains à cette affirmation absurde qu'il existerait « plusieurs réalités ».
Même dans des situations qui peuvent nous paraître comme étant très simples, cette notion d'objectivité, c'est-à-dire de « non erreur » ou encore de « vision totale », est difficilement accessible. La seule manière de tendre vers cette notion d'objectivité, c'est-à-dire de compléter sa conscience, sa vision des choses, est la réflexion.
Et l'objectivité comme la vérité, et comme beaucoup d'autres mots servant à « qualifier », sont, la plupart du temps, à prendre de manière relative. Les imaginer de manière absolue n'est pas un réel (3).

Bien entendu, il existe des affirmations que l'on peut considérer comme vraies de manière absolue; c'est-à-dire des affirmations qui reflètent la réalité sans aucun doute : Affirmer que la terre tourne autour du soleil est réel, et nous serions, aujourd'hui, bien en peine de trouver la moindre inexactitude à cela (même si nous n'étions pas conscients d'une multitude de choses relatives aux orbites planétaires).
De la même manière, si nous considérons les deux grandes idées philosophiques opposées que sont le matérialisme et l’idéalisme ; les matérialistes considèrent que la matière apparut d’abord et que l’esprit en fut issu. Pour la thèse idéaliste, c'est l'esprit qui, existant d'abord, créa la matière. Il me paraît impossible de considérer que ces idées puissent être chacune plus ou moins vraie, plus ou moins erronée : Il semble que l'une ou l'autre est obligatoirement la pleine et entière vérité. Mais il s'agit là d'affirmations ne prétendant pas décrire la réalité autrement qu'approximativement (« en gros »), sans rentrer dans les détails.
Lorsqu'il s'agit de thèses, d'idées plus complexes, de descriptions plus détaillées de la réalité, d'analyses de fonctionnements, il ne semble pas que l'on puisse appliquer cette même notion de « véracité absolue ». Elle est donc à considérer de manière relative.
La « vérité absolue » est alors une notion théorique, supposée, imaginaire. En réalité, toute idée, toute théorie, est susceptible d'être dépassée, améliorée pour approcher plus prés le réel. Une théorie, une affirmation, va dans le sens d'une plus grande vérité lorsque le domaine de réalité dans lequel (ou pour lequel) elle est vérifiée, devient plus général (ou « étendu »). C’est l'enseignement philosophique de la théorie de la Relativité d'Albert Einstein. L'exemple des formules d'addition des vitesses en mécanique classique puis relativiste illustre cela (4).


16/03/08 - Pensée et Emotionel II Page 52/29
[…] si l'univers émotionnel et affectif intervient toujours dans la détermination des opinions, dans la formation ou le choix des idées, cela implique que la vision des choses, la conscience de chacun et de chacune, sera toujours dépendante du caractère, du fonctionnement psychoaffectif des personnes, et non de la réalité considérée seule. […] Dans un monde composé d'êtres dominés par leurs affects le concept d' « objectivité » sera toujours incongru.
Egalement et dans ce cas, la diversité humaine étant infinie, l'entente entre les êtres est obligatoirement illusoire ; chacun interprétant les observations de manière différente, même sans tenir compte de la notion d'intérêt personnel, le monde ne pourra jamais, être autrement que conflictuel.
[…]

23/12/07 - Pensée et Emotionel I (2) Page 47/26
[…] Ce qui caractérise le bon fonctionnement de notre part « Raison » est inverse de ce qui caractérise le bon fonctionnement de notre part «Emotionnel ».
Partant de là il semblerait logique que tout ce qui appartient au monde des idées des opinions des décisions, de l'organisation sociale, l'enseignement l'éducation la politique (etc.) soit le résultat du fonctionnement de la raison humaine exclusivement.
[…]

23/12/07 - Pensée et Emotionel I (1) Page 44/24
[…] La pensée et l'émotionnel sont les deux parts antinomiques de nous-même.
La pensée est l'activité cérébrale, le fonctionnement « informatique », l'acquisition la plus récente dans l'histoire de l'évolution (1). C’est essentiellement ce qui permet d'appréhender le réel ; comprendre, résoudre les problèmes, agir. C'est --dans le principe-- ce qui amène la conscience (2).
L'émotionnel relève plus de l'activité végétative – ou plus précisément, hormonale -- ; ce sont les sentiments, les pulsions, les envies, les désirs, les états d'âmes, l'amour, la haine et la colère. C'est ce que l'on ressent dans le coeur et le ventre. Ce serait notre ancienne partie animale, évoluée, complexifiée. Et cela, même si une idée ou la conscience de quelque chose peut provoquer des sentiments et des émotions.
[…]

03/11/07 - Irrationnel et confusions / Le sens du « propre » et du « sale » Page 81/64
[…] Le dégoût de la saleté est spécifique à l'être doté d'une conscience / raison ; les animaux étant dépourvus de cette conscience / raison, les nourrissons ne l’ayant pas encore et certaines très vieilles personnes ne l’ayant plus, ils n'ont pas – ou plus -- ce dégoût, notamment celui des matières fécales. L'être intelligent et développé possède une sensibilité et une conscience des choses qui provoque ce rejet.[…]

23/07/07 - Rapport entre la conscience et le langage / Une idée répandue et erronée Page 81/48
Nous savons qu'il existe une relation entre la conscience et le langage, le degré d'évolution des individus et le nombre de mots qu’ils possèdent. Mais le fait que la plupart d'entre nous n’en comprennent pas la raison provoque des erreurs de jugement...

11/03/07 - Tois des causes –ou raisons d'être? -de la religion Page 57/32
La "sociabilisation", l'insatisfaction du besoin de comprendre, et la nécessite d'une conscience extérieure.

11/03/07 - Que faire? Page 181/104
Respect des spécificités et différences mais égalité des valeurs et développement de la Raison chez tout le monde

18/02/07 - La féminité, le « modèle féminin ». Nécessité de la différence Page 119/71
[…]L'identité féminine était peut-être viable mais il eût fallu qu’elle soit valorisée à l'égal de l'identité masculine et non ridiculisée et rabaissée en permanence[…]

04/02/07 - Hommes et femmes Page 119/71
[…]Ce qui était « mâles et femelles » dans notre état d'animalité ancestrale, est devenu aujourd'hui « hommes et femmes »[…]Contrairement aux mâles et aux femelles (souvent proches visuellement) les hommes et les femmes sont extrêmement différenciés[…]

21/10/06 - Le sens des mots: Définitions Page 26/11
[…] Comprendre » et « intelligence » - « Penser », « réfléchir ».[…]

10/10/06 - Le sens des mots: Définitions Page 25/10
[…] "Science" , "conscience" […]

09/09/06 - Formation de la conscience Page 95/57
[…] Concernant nos origines et selon un certain nombre de découvertes une hypothèse fut créée par le paléontologue Yves COPPENS ; selon lui, un de nos ancêtres le plus éloigné était un animal arboricole proche du chimpanzé actuel vivant dans la forêt équatoriale il y a une dizaine millions d'années. […]

11/08/06 - Un monde qui tourne à l'envers II Page 151/91
[…] La deuxième préposition signifie qu'il faut détruire le mythe du péché originel. Mais […] Si le mythe, met en scène des personnages comme un homme une femme et Dieu, ce ne sont que des symboles et doivent être pris comme tel. […]

02/07/06 - Un monde qui tourne à l'envers I Page 150/90
[…] Dans sa belle chanson " La femme est l'avenir de l'homme " le chanteur Jean Ferrat nous prédit, en même temps qu'il contribue à induire, une nouvelle manière d'être. Deux prépositions clés ; " le poète a toujours raison… " et " …qui détruit l'ancienne oraison ".
Dire que " le poète a toujours raison " sous-entend l'idée qu'une réflexion préalable,
[…]

04/06/06 - L'Irrationnel / Les sentiments font "passer" des idées Page 62/36
[…] Le fait que des sentiments fassent passer, accepter ou rejeter des idées (quelles que soient ces idées, leur degré de crédibilité), est caractéristique d'un monde dominé par l'irrationnel […]

24/04/06 - Pensée et Emotionnel I Page 46/25
[…] La planète de la pensée et de la raison […] La planète de l'émotionnel […]

24/04/06 - Pensée et Emotionnel I Page 47/26
[…] Lorsque la pensée est trop présente dans le domaine de l'amour et des passions, […] nous annihilons notre " capacité de vie ", notre spontanéité (notre " naturel "), par la gêne, […] Lorsque l'émotionnel dicte des actes, des idées et des prises d'opinion, c'est la déraison (9). Tout le monde sait cela implicitement ; […]

02/04/06 - Irrationnel et confusions / Les individus et le " collectif ". La politique Page 107/63
[…] Par nos comportements individuels, nos choix nos idées, souvent plus issues d'impressions de sentiments et de désirs que de réflexions tenant compte des nécessités, nous participons à l'évolution d'un monde que nous connaissons mal et de l'état duquel nous ne comprenons pas les raisons.
La démocratie étant le pouvoir de la majorité, ce " fonctionnement humain " répandu donne à la politique l'aspect d'un spectacle de Guignol, car le seul moyen d'agir des élus passe par leur capacité de séduction des populations.
[…]

11/03/06 - Pensée et Emotionnel I Page 44/24
[…] La pensée est l'activité cérébrale, […] l'acquisition la plus récente dans l'histoire de l'évolution (1). C'est essentiellement ce qui permet d'appréhender le réel ; comprendre, résoudre les problèmes, […] L'émotionnel relève plus de l'activité végétative - ou plus précisément, hormonale -- ; ce sont les sentiments, les pulsions, les envies, les désirs, les états d'âmes, l'amour, la haine et la colère. […] Et cela, même si une idée ou la conscience de quelque chose peut provoquer des sentiments et des émotions.[…]

19/02/06 - L'Irrationnel Page 62/35
[…] Le fait que le caractère, l'émotionnel de chacun, soit déterminant dans la manière de voir et de comprendre, constitue l'irrationnel. C'est l'ingérence de notre émotionnel dans notre Raison […] Si l'on accepte cela comme quelque chose de normale, nous ne pouvons espérer autre chose qu'une humanité chaotique et conflictuelle, puisque chacun aura une idée de la réalité, une position " politico-philosophique ", une conscience, conditionnée par son fonctionnement psychologique, son affectif, voire sa physiologie, et non issue de la seule considération de la réalité […]

04/02/06 - La connaissance, la pensée, la raison. Ce qui constitue la pensée. Page 34/17
[…] L'observation seule de la réalité environnante est insuffisante pour connaître celle-ci ainsi que les parts de réalité éloignées ou non perceptibles (1) : […]

20/01/06 - L'esprit critique Page 41/21
[…] L'être conscient, de par la nature même de la conscience, cherche à connaître, à comprendre et à juger. […] la simple mémorisation d'une information, pose le problème du degré de véracité de celle-ci. […]

01/01/2006 - Introduction Page 13/5 (Un monde magique)
[…] la recherche du bon sens, du développement de la pensée, de la capacité d'analyse et de compréhension du réel, est le seul espoir pour l'humanité avenir, la seule alternative au chaos qu’amèneraient l’affaiblissement de la Raison et des consciences individuelles dans un monde d'une complexité grandissante. […]

19/12/2005 - Préliminaire Pages 7/3 (Sur la nécessité de la recherche de la compréhension)
[…]Chercher à comprendre est la principale spécificité de l'humain...[…]

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