>Hommes et femmes
[…] Ce qui était « mâles et femelles » dans notre état d'animalité ancestrale, est devenu aujourd'hui
« hommes et femmes » […] Contrairement aux mâles et aux femelles
(souvent proches visuellement) les hommes et les femmes sont extrêmement différenciés […]
>La féminité, le « modèle féminin ». Nécessité de la différence
[…] L'identité féminine était viable mais il aurait fallu qu’elle soit valorisée à l'égal de l'identité masculine et non
ridiculisée et rabaissée en permanence […]
>Que faire? Respect et maintient des spécificités et des différences des identités fémine et masculine, mais égalité des valeurs et développement de la Raison chez tout le monde.
> Ce que je dis aujourd'hui
C'est la différence prononcée entre l'identité féminine et l'identité masculine qui contribue à la force de l'attirance sexuelle
et donc au plaisir et par suite à l'amour.
Mais cela n'est possible que dans la mesure où les milieux familiaux contribuent à des hommes qui aiment les femmes (féminines!) et des femmes qui aiment
les hommes (masculins!)...
[…]
IRRATIONNEL ET CONFUSIONS
Les « valeurs »
Un nouveau monde
Les individus et le « collectif ». La politique.
Le sens du « propre » et du « sale »
L’honnêteté, la conscience professionnelle et le désintéressement.
Les homosexuels
Pollution et croissance
A propos du concept de « pathologie »
La « fonction des organes »
La féminité, le « modèle féminin ». Nécessité de la différence
Le « coeur »
[…]
Hommes et femmes
Ce qui était « mâles et femelles » dans notre état d'animalité ancestrale, est devenu aujourd'hui
« hommes et femmes » dans notre humanité actuelle. Contrairement aux mâles et aux femelles
(souvent proches visuellement) les hommes et les femmes sont extrêmement différenciés
physiquement dans les comportements, habitudes, vêtements. La différenciation jusqu’à
récemment très poussée de l'univers féminin et de l'univers masculin permettait une force de
l'attirance sexuelle et la relation basée sur l'amour et le plaisir.
Cette différenciation permet normalement un investissement affectif de tous les éléments de
l'univers de « l'autre » que l'on ressent comme faisant partie de lui. Lorsque cet investissement
affectif devient quantitativement trop important et qu'il y a un déplacement pur et simple de l'objet
de départ sur ses éléments « environnants » cela donne cette tendance pathologique que l'on
appelle le fétichisme.
Ainsi le féminisme (avec la « libération » sexuelle et la révolution de 68) en agissant en direction
de l'égalité des sexes a également amené momentanément la destruction de l'univers féminin, la
démystification de la Femme.
Dans un monde libre chacun et chacune a le droit de ne pas se conformer à une image en raison
de ses caractères aspirations goûts propres. Egalement il est vrai que l’extrême diversité des
humains rend problématique cette notion de « modèle ». Mais la plus grande partie d'entre nous
se conforme à une image. Cette notion d'identité est importante et reste un besoin. Peut-être estce
également une nécessité.
La féminité, le « modèle féminin ». Nécessité de la différence
[…] notre société commerciale […]
crée sans arrêt des modèles différents; et ces modèles fantaisistes et changeants contribuent
mal à une véritable identité féminine. Et si nombre de femmes ont rejeté le statut « d'objets
sexuels », elles sont devenues aujourd'hui des «objets artistiques » entre les mains des grands
couturiers …
En ce début d’année 2004, l’« image mode » de la femme semble s’être réconcilié avec la
féminité. Mais pour une véritable identité, le modèle ne doit être moins changeant ; il doit aussi être
cohérent au rôle humain [/social].
Ainsi l’image de la femme dans nos pays industrialisés jusque vers le milieu du siècle dernier était
conforme au rôle d'attirance sexuelle et au caractère sensuel des femmes. Ce rôle des femmes
dans nos sociétés d'autrefois tendait à provoquer ce que l'on appelle peut-être à tort une
« mystification » : Cet univers de la femme composé de « manières », de mimiques, d'apparences,
d'un mode vestimentaire spécifique (il y avait les vêtements que l'on voyait et ceux que l'on ne
voyait pas – et qui étaient donc suggérés --), représentait la Femme et était absolument exclusif à
elle. Et cette notion d'exclusivité absolue est de toute première importance en ce sens que sans
elle, cet univers ne représenterait pas -- ou moins -- la Femme.
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Tout cet univers « matériel » était investi d'une valeur affective et sexuelle qui augmentait
en retour la capacité d'attirance de la femme.
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Et l’attirance sexuelle ainsi exacerbée pouvait permettre le sentiment amoureux chez
l’homme.
Mais c’est précisément ce statut « d'objet sexuel » qui fut -- et continue – d’être rejeté par le
féminisme. Et ce qui motive ce rejet me semble être la réduction de la personne à l'état de «
chose ». Or :
Tout d’abord, cela repose sur une confusion : Être un « objet » ne signifie pas ici être considéré
comme « une chose ». Ce terme signifie étymologiquement « ce qui est placé devant ». Dans le
Petit Robert nous lisons entre autres :
Toute chose (y compris les êtres animés) qui affecte les
sens et spécialt. la vue. Nous attribuons intuitivement ce sens au mot lorsque nous parlons «
d'objet du désir ».
Ensuite, je pense que c'est les comportements masculins vis à vis des filles et des femmes, et
visant à faire de la féminité un caractère d'infériorité, qui a provoqué le rejet en bloc de cette
féminité par les féministes et la tendance à un certain mimétisme à l'homme.
L'identité féminine
était viable mai il aurait fallu qu’elle soit valorisée à l'égal de l'identité masculine et non
ridiculisée et rabaissée en permanence. Les attitudes des hommes pouvant se déguiser «en
femme » pour faire rire, l’attribut de « femmelette » à un homme ou de « fille » à un garçon pour
ridiculiser sont des détails parmi d’autres qui ne pouvaient aboutir qu’à ce que les femmes n’aient
plus envie de s’identifier à ce modèle.
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Ce qui était à mon sens non viable --et donc à changer--, était le fait que ce rôle des
femmes, avec la maternité, était leur rôle unique. Laissant ainsi à l'homme la place
exclusive de l'être intelligent et agissant. En soi, et s’il ne s'agit pas d'un rôle unique, attirer
sexuellement, cultiver sa sensualité et un fort sentiment narcissique, n'implique
absolument pas d'être une « chose » bête et dépourvue de raison… Le rôle « d'objet
sexuel » n’est pas opposé au fait d’avoir une vie professionnelle et une raison.
Ce qui a pu également motiver ce rejet est l'exclusivité de ce rôle d'attirance sexuelle. Mais ce qui
|
provoquait le désir et les sentiments amoureux chez les femmes de jadis était différent de ce qui
les provoquait chez les hommes. Et cela parait normal du fait que nos différences physiologiques
amènent des différences quant au fonctionnement psychologique.
Aujourd’hui, des critères de beauté et de séduction s'applique également aux hommes. Dans la
mesure où ça peut augmenter le plaisir féminin, cela peut-être, à priori, un bien. Soigner son
« physique » pour le plaisir de l’autre paraît viable. Mais en tout état de cause, cela doit être et
rester toujours cohérent à des modèles respectifs, à des identité masculines et féminines
extrêmement
|
différenciés. Cette différenciation poussée est une spécificité de l'espèce humaine
et permet de distinguer radicalement nos relations amoureuses des accouplements
beaucoup plus pauvres en plaisir chez les autres espèces. La disparition, ou l’atténuation, de
cet aspect des choses rend la relation amoureuse
|
plus superficielle, moins intense et moins
satisfaisante. La recherche de dérivés dans des pratiques déviantes, dans des drogues ou la
recherche d'aide médicamenteuse peut-être à mon sens une conséquence de cela.
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QUE FAIRE?
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Une des nécessités pour la viabilité de la vie humaine est le maintien de la séparation de
l'univers féminin de l'univers masculin.
Récemment le mouvement d'émancipation des femmes s'était accompagné d'un rejet global
de la féminité. Si les femmes avaient arboré des comportements masculins et le port du
pantalon ce n'était pas uniquement des signes extérieurs mais un pas vers l'amenuisement de
la différenciation des deux sexes. Cela constituait à mon sens une régression vers un état le
plus primaire, plus proche de beaucoup d'autres espèces animales chez lesquels les mâles et
les femelles sont visuellement proches, et où les « rapports sexuels » sont en fait des rapports
génitaux beaucoup plus pauvres et banaux que dans l'espèce humaine. Car c'est précisément
la différenciation poussée des deux univers et la mystification de l'un par rapport à l'autre qui
provoque des fantasmes, des émotions, et la force de l'attirance sexuelle menant à cet univers
de l'amour dont le paroxysme paraît avoir été atteint au moyen âge. Si les conditions de vie de
cette époque, et plus particulièrement celle des femmes provoque aujourd'hui un profond rejet,
la féminité exacerbée fut mystifiée et la femme, dans son rôle spécifique, fut élevée au-dessus
de tout.
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Même si cet état de choses ancien est incompatible en tout point avec le monde d'aujourd'hui,
il reste que la différenciation la plus poussée possible dans les manières d'être, la psychologie
et les vêtements, reste une nécessité pour permettre l'amour et le plaisir.
Quant à cette notion de mystification, si elle est néfaste dans le monde de la Raison, les
rapports amoureux faisant partie de l'univers émotionnel, elle est ici parfaitement viable et
souhaitable.
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Mais ici comme ailleurs les réactions humaines sont l'inverse de ce qu'il faudrait qu'elles
soient. Ainsi je perçois chez certaines femmes la revendication implicite du droit à l'irrationnel,
comme faisant partie de leur féminité, en même temps qu'elles continuent parfois d'être en
mimétisme avec les hommes sur un certain nombre d'aspects en général totalement opposés
à leur nature comme la force et l'agressivité par exemple. Même si la nature de l'espèce
humaine est d'être amenée à changer sa propre nature, cela exige encore une fois un
très haut degré de conscience et exclut d'agir sous l'impulsion des désirs et des
sentiments (qui peuvent très bien être également des ressentiments et des désirs de revanche). Et il
semble qu'ici comme
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ailleurs, pour une vie humaine viable nous ne puissions
faire fi de nos natures physiologiques respectives ; une féminité basée sur la douceur et la
sensualité et cohérente avec les fonctionnements hormonaux et le rôle biologique. Par contre,
tous les êtres humains possèdent un cerveau et sont donc à même de développer leur
Raison. Et étant donné qu'aujourd'hui les femmes contribuent au monde sur le même plan que
les hommes, si tant est que la Raison ne faisait pas partie de la nature féminine, il y a lieu de
modifier cette nature si nous ne voulons pas que la tendance actuelle à l'irrationnel (7)
transforme le monde en un gigantesque chaos…
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